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L’occitan dans les tranchées

A travers des extraits de lettres et cartes postales échangées entre les poilus et leurs familles durant la première guerre mondiale, sous la forme d’un almanach (une lettre par jour de l’année), il nous fera découvrir la place de la langue d’oc dans les tranchées, chez les combattants venus des quatre coins d’Occitanie.

  À la veille de la Première Guerre mondiale, la langue quotidienne de nombreuses familles françaises est un parler régional : basque, breton, corse, catalan, etc. De Bordeaux à Nice, de Pau à Limoges, de Narbonne à Clermont-Ferrand, les futurs mobilisés sont nombreux à parler la langue d’oc ou occitan, au sein de leur vie familiale, mais aussi sur leur lieu de travail.

  Peut-on trouver trace de cette réalité linguistique dans le vécu des soldats de la Première Guerre mondiale originaires des régions de langue d’oc ?  Si oui sous quelles formes et sur quels supports ? Dans quelles proportions ? Pour quels usages ? Pour quels destinataires ?

  Dans ce livre, Ives Rauzier tente de répondre à ces questions en s’appuyant sur des documents aussi variés que les correspondances, les journaux de tranchées, les photos, les monuments aux morts, etc. C’est une nouvelle édition, augmentée, de l’ouvrage de 2001 (aujourd’hui épuisé).
 

Il faudrait ajouter l’existence de journaux de tranchée entièrement rédigés dans la langue, comme l’extraordinaire Echo d’ou Bosquetoun, illustré, composé par des félibres, ou Lou boulet rouge doù liotenent Tessier. Ces journaux mériteraient d’être étudiés de près, car ils sont très riches de contenu, et là encore on pourra sans doute y voir ce qui se disait par le truchement de l’occitan et ne pouvait se dire autrement.

  Au-delà des aspects linguistiques, c’est aussi l’occasion de revenir sur ce qu’ont parfois dû subir les soldats du Midi, notamment à la suite des calomnies adressées injustement aux poilus du 15ème corps d’armée. Les témoignages sont parfois durs et mettent à mal une certaine idée de la France éternelle et unie. Sans leur en donner plus d’importance que la réalité, des tensions ont bel et bien existé entre Nord et Sud.

  À sa manière, ce livre participe à la nécessaire commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale. N’oublions jamais ce que durent endurer tous les soldats, jeunes et plus vieux. L’un d’eux, sur une carte postale écrite dans l’Artois le 19 juillet 1915, a bien décrit la situation et a utilisé l’occitan.
 

Extrait d’un poème reproduit page 36 :
"E qu’uno escalfurado
Dé tèrro, dé marmitos é dé mitraillo
A té fa rendré la tripaillo
A pèï dé fusados, dé crapouillots
Tout nous petabo sus pots."

 

L'auteur:
Enseignant en classe préparatoire à Bordeaux, Ives Rauzier est originaire des Cévennes par son père, et de Verdun par sa mère. Il a publié d’autres ouvrages sur la Première Guerre mondiale.

Date parution: 
2016
ISBN: 
978-2-955362-60-0
Categorie livre: 
Istòria
Langue livre: 
Nombre pages: 
60 pages
Référence:
LIV2323
9,00 €